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CLINICAL STUDIES / ETUDES CLINIQUES
 
THROMBOLYSE INTRAVEINEUSE (TIV) DES INFARCTUS CEREBRAUX : L’EXPERIENCE DU CENTRE HOSPITALIER ET UNIVERSIATIRE DE CAEN (FRANCE)

INTRAVENOUS THROMBOLYSIS (IVT) OF CEREBRAL INFARCTION: THE EXPERIENCE OF THE UNIVERSITY HOSPITAL OF CAEN (FRANCE)


  1. Unité neurovasculaire, CHU de Caen, France

E-Mail Contact - KOUASSI KOUAME Léonard : lkouassi93 (at) yahoo (dot) fr


RESUME

Objectif
Rapporter les résultats du traitement des infarctus cérébraux par thrombolyse intraveineuse (TIV) au CHU de Caen et les comparer aux données de la littérature.

Méthodologie
Etude rétrospective des infarctus cérébraux thrombolysés entre le 1er Janvier 2008 et le 30 Septembre 2011. Les paramètres analysés comprenaient le National Institute of Health Stroke Scale (NIHSS) à 24h, le taux d’hémorragie cérébrale symptomatique, le score de Rankin modifié (mRS) à 3 mois et le taux de décès à 3 mois.

Résultats
Cent soixante cinq patients (5,7%) ont été thrombolysés. La TIV a été effectuée chez tous les patients dans un délai de 4h30. A 24h, 22,4% des patients avaient un score NIHSS ≤2 et 9,7% ont présenté une hémorragie cérébrale symptomatique. A 3 mois, 31,3% des patients avaient un mRS ≤ 1, 47,3% avaient un mRS ≤ 2 et 19,6% étaient décédés. Un âge jeune, un faible score NIHSS initial et à 24 heures, une glycémie basse, une durée de séjour courte et un délai de thrombolyse court étaient associés à un meilleur pronostic à 3 mois. Au-delà de 80 ans (28,5%), la mortalité était plus élevé (32,6% vs 14,7%, p= 0,01) et le taux de récupération (mRS ≤ 2) plus bas (31,9% vs 54,4%, p= 0,01).

Conclusion
Nos résultats sont comparables aux données de la littérature. Cependant un mauvais pronostic peut être observé chez les patients plus âgés.

Mots clés : Thrombolyse, infarctus cérébral, Caen, France.


ABSTRACT

Aim
To report the results of our IVT experience of cerebral infarction at the University Hospital of Caen and compare them with literature data.

Methods
Retrospective study of patients treated between the 1st of January, 2008 and the 30th of September, 2011. The parameters analyzed included the 24 hours NIHSS score (early outcome considered good if NIHSS score ≤ 2), the rate of symptomatic cerebral hemorrhage, the 3-month Rankin scale (3-month outcome considered good if mRS ≤ 1 and fair if mRS ≤ 2).

Results
One hundred and sixty five patients (5.7% of all cerebral infarctions) were included. TIV was performed in all patients within 4.5 hours after onset. 22.4% of patients had a 24h-NIHSS score ≤2 and 9.7% had symptomatic brain hemorrhage. At 3 months, 31.3% of patients had mRS ≤ 1 and 47.3%mRS ≤ 2. The overall mortality rate was 19.6%. Young age, low initial and 24h NIHSS score, low blood sugar, short stay and early thrombolysis were associated with a better prognosis at 3 months. Patients over 80 (28.5%) had a higher mortality rate (32.6% vs 14.7%, p = 0.01) and a poorer recovery (mRS ≤ 2) than younger patients( 31.9% vs 54.4%, p = 0.01).

Conclusion
Our results are comparable to the literature data. The prognosis was significantly worse in older patients.

Keywords: Thrombolysis, cerebral infarction, Caen, France.


INTRODUCTION

Les accidents vasculaires cérébraux constituent un problème majeur de santé publique, et on estime leur incidence mondiale à 17 millions par an. Ils représentent la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de mortalité et de démence (12). Ils sont dominés par les infarctus cérébraux (80%) dont le traitement, à la phase aigüe, repose essentiellement sur la thrombolyse intraveineuse par l’activateur tissulaire du plasminogène (rt-PA), complétée dans certains cas par la thrombectomie mécanique. Le principe du traitement thrombolytique est de lyser le thrombus afin d’obtenir la recanalisation de l’artère occluse qui est un facteur de pronostic favorable (21). Le bénéfice de la thrombolyse intraveineuse est maximal lorsque la thrombolyse est pratiquée précocement et décroit ensuite proportionnellement au délai écoulé (21). Ce bénéfice a été démontré initialement pour un délai maximal de 3 heures après le début des symptômes (17). Le délai a été porté secondairement à 4h30 sur la base de deux autres études (6, 1). Par ailleurs, la thrombolyse intraveineuse dans le traitement de l’ischémie cérébrale aigüe a été initialement validée chez des sujets de 18 à 80 ans, mais il est aujourd’hui admis que le bénéfice de ce traitement peut s’étendre à des sujets plus âgés (3, 8). Toutefois, la thrombolyse intraveineuse, peut entraîner des effets indésirables graves parfois mortels en particulier l’hémorragie intracérébrale.

La thrombolyse intraveineuse par le rtPA comme traitement de l’infarctus cérébral a été autorisée aux Etats-Unis en 1995 et en France en 2002. Le recueil systématique des données des patients thrombolysés a débuté au CHU de Caen en novembre 2007 avec l’ouverture de l’unité neuro-vasculaire. L’objectif de cette étude est de rapporter l’expérience de cette pratique au CHU de Caen et d’analyser les résultats à la lumière des données de la littérature.

METHODOLOGIE

Type, cadre et période de l’étude :

une étude rétrospective, monocentrique, s’est déroulée dans l’unité neuro-vasculaire au CHU de Caen, du premier Janvier 2008 au 30 septembre 2011.

Matériel de l’étude et critères d’inclusion :

les dossiers de tous les patients traités par rtPA intraveineux pour un infarctus cérébral ont été inclus. Les variables évaluées concernaient les caractéristiques démographiques des patients, l’évolution à 24 heures, les complications de la thrombolyse (l’hémorragie cérébrale symptomatique) et le pronostic à 3 mois.

Critères de jugement :

l’évolution précoce était considérée comme favorable lorsque le score NIHSS à 24 h était ≤ 2.Pour le pronostic à 3 mois, nous avons fixé deux seuils de pronostic favorable, l’un plus strict pour un mRS ≤ 1 et l’autre plus large pour un mRS ≤ 2, ces deux seuils ayant été utilisés tour à tour dans la littérature (22).

L’hémorragie cérébrale symptomatique était définie, comme dans l’étude du NINDS, par toute hémorragie cérébrale associée à une aggravation neurologique et apparue sur un scanner de contrôle après la thrombolyse.

Analyses statistiques :

l’analyse des données a été effectuée avec le logiciel Excel et l’utilitaire d’analyse qui est un programme complémentaire d’Excel. Pour les variables quantitatives, les moyennes ont été comparées d’une part avec le test ANOVA (analyse de variance : un facteur) lorsqu’il y avait plus de 2 échantillons et d’autre part avec le test t de Student pour 2 échantillons. La distribution des pourcentages des variables qualitatives était comparée avec le test du Khi2 de Pearson et avec le test exact de Fisher lorsque les variables étaient en plus petit nombre. Le seuil de significativité de ces différents tests a été fixé à p = 0,05.

RESULTATS

Sur 2887 patients hospitalisés pour un infarctus cérébral pendant la période de l’étude, 165 (5,71%), dont 90 (54,5%) hommes (sex-ratio = 1,2), ont été thrombolysés. L’âge moyen était de 72 ± 13,2 ans. Quarante-sept patients (28,5%) avaient plus de 80 ans.

Tous les patients ont été traités entre 0 et 4h30 après le premier symptôme dont 67,3% avant 3h et 32,7% entre 3h et 4h30. Les caractéristiques de la population des patients sont indiquées dans le tableau 1.

Les critères de jugement (NIHSS à 24 heures, HCS, pronostic à 3 mois et mortalité) sont résumés dans le tableau 2. Les patients ayant un score NIHSS ≤2 à 24h avaient initialement un score NIHSS moyen significativement plus bas (9,5 vs 15,5, p < 0,002), et une glycémie plus faible (5,9 vs 6,9, p= 0,004) que ceux qui avaient un NIHSS à 24h > 2 (tableau 3).

A trois mois de l’accident, 31,3% des sujets avaient un mRs ≤ 1 et 47,3% un mRs ≤ 2. Les caractéristiques de ces patients comparées à celles des patients qui ont eu un pronostic plus défavorable figurent dans les tableaux 4 et 5.

Le tableau 6 compare les résultats des thrombolyses effectuées avant 3 heures et entre 3 et 4h30. Le tableau 7 montre une comparaison des résultats de la thrombolyse entre les patients âgés de plus de 80 ans et ceux âgés de moins de 80 ans.

COMMENTAIRES

Tous les patients de notre étude ont été thrombolysés dans un délai maximal de 4h30 conformément aux recommandations actuelles (21), dont les 2/3 (67,3%) dans un délai de 3 heures.

Vingt quatre heures après la thrombolyse, 22,7% de nos sujets avaient une évolution favorable à 24 h selon le critère préalablement fixé d’un NIHSS <=2. Aucune comparaison ne peut être faite avec l’étude NINDS dont le critère d’évolution favorable à 24h était une baisse de NIHSS de 4 points(17). Les facteurs associés à une évolution favorable à 24h chez nos patients étaient un score NIHSS initial bas et une glycémie basse, également relevés par Ntaios et al. (13).

Le taux d’HCS observée dans notre étude est plus élevé (9,7%) que celui rapporté par le NINDS (6,4%). Cependant, si l’on ne considère que les sujets thrombolysés dans un délai de 3 heures, le taux descend à 7,4%, proche des 7% celui rapportés par Mehrpour et al.(9). En revanche, ceux de nos patients qui ont été traités entre 3 et 4h30 ont eu un taux d’HCS plus élevé (13%). Ceci suggère qu’une thrombolyse plus précoce diminue le risque d’hémorragie cérébrale, tout au moins dans notre étude, puisque ce résultat n’a pas été trouvé par Emberson et al dans la méta-analyse réalisée chez les patients ayant participé aux 9 essais randomisés de rt-PA intraveineux réalisés (4). Les comparaisons en matière d’hémorragie cérébrale symptomatique post-fibrinolyse sont cependant rendues difficiles par la différence des définitions d’une étude à l’autre, plus larges dans l’étude NINDS et ECASS II avec des taux respectifs de 7,9 et 5,3%, et plus stricts dans ECASS III et SITS-MOST, avec des taux respectifs de 2,4% et 1,9% (6, 10).

A trois mois, 47,3% des patients avaient un mRS≤ 2 et 31,1% un mRS≤ 1. Ce dernier taux est identique à celui de la méta-analyse de Emberson (4). De ce point de vue, l’étude actuelle est strictement conforme aux données cumulées disponibles à ce jour sur la TIV des infarctus cérébraux, et est donc représentative de la pratique actuelle de cette procédure. Pour ceux de nos patients qui ont été traités avant la 3e heure, ces taux sont respectivement de 53,8% et 36,8%, contre 38,9% et 22,2%pour ceux traités entre 3h et 4h30.L’analyse comparative de ces résultats avec d’autres études, ne montre pas de différence significative (2, 5, 15, 16, 19, 20, 23, 24). Cependant, Hacke et al dans ECASS III ont rapporté des taux plus élevés, de l’ordre de 50%, peut-être du fait de l’exclusion des sujets âgés de plus de 80 ans, et d’un NIHSS initial moyen de 10 contre 14 pour nos patients (6).Outre le délai de traitement, les autres facteurs ayant influencé le pronostic chez nos patients sont l’âge, le score NIHSS initial et à 24h, et la glycémie.

Les sujets évoluant favorablement à 3 mois ont eu une durée de séjour plus brève à l’hôpital. L’influence néfaste de l’hyperglycémie initiale dans l’infarctus cérébral, y compris en cas de traitement par rt-PA, serait corrélée à un plus faible taux de recanalisation (14). Cependant, il n’a pas été démontré que la correction systématique de la glycémie dans les heures qui suivent immédiatement la thrombolyse améliore le pronostic (7).

Le taux de mortalité (19,6%) observé dans notre étude est plus élevé que dans certaines études ceux, par exemple12,5% dans l’étude de Faivre (5)ou 13% dans l’étude de Tosta (19), plus proche de celui de 17,8% chez Sobolewski (16) et des 17,9% trouvés par Emberson dans sa méta-analyse (4). Comme dans ces études, il est significativement plus élevé après 80 ans, et il est indépendant du délai de traitement. Aucun de nos patients n’a eu de réaction allergique au rtPA.

Dans notre série, 36,8% des patients thrombolysés dans les 3 heures ont un mRS<=1 au 3e mois contre seulement 22,2% de ceux thrombolysés entre 3 et 4h30, une différence qui n’atteint pas la significativité (p=0,6)en raison probablement d’un manque de puissance statistique du fait de la petite taille de notre échantillon par rapport à des études reposant sur de plus grands effectifs qui confirment l’importance du délai de la thrombolyse pour le pronostic. Il a en effet été montré que le taux moyen relatif d’amélioration décroît de façon linéaire de H+1 où il est de 1,8 à H+6 où il est égal à 1, correspondant à un bénéfice nul (10).

Notre travail montre que les sujets de plus de 80 ans ont un risque plus élevé de handicap et de mortalité. Pourtant, il n’existait aucune différence significative au niveau des scores NIHSS initiaux, des délais de la thrombolyse et des résultats à 24 heures entre ces patients et ceux âgés de moins de 80 ans. Toni et al (18), ont également observé un taux de mortalité plus élevé chez les sujets âgés(>80 ans) comparativement aux sujets plus jeunes (≤ 80 ans) thrombolysés dans le délai des 3 heures. Cependant, l’efficacité de la thrombolyse chez le sujet âgé est établie, y compris dans le délai de 3 à 4h30 (4,11) contrairement à ce qui avait été supposé antérieurement (21).

CONCLUSION

Le travail présenté est une étude purement observationnelle, sans groupe contrôle et a pour seule ambition de refléter la pratique quotidienne de la TIV des infarctus cérébraux dans un Centre Hospitalier Régional Universitaire. Elle a été réalisée dans une période juste antérieure à la mise en œuvre de la thrombectomie mécanique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui dans les centres dotés des moyens techniques et humains suffisants pour la réaliser, dans les cas où elle est recommandée. Nos résultats ne sont donc pas transposables à ceux qui peuvent être obtenus aujourd’hui dans les unités neurovasculaires aux normes actuelles ayant accès en urgence à la neuroradiologie interventionnelle, mais ils témoignent de la faisabilité de la TIV dans un environnement neurovasculaire classique et de la robustesse des résultats 20 ans après l’étude princeps du NINDS.


Tableau I: Caractéristiques des patients

Variables2008200920102011PTotal
(n = 39)(n= 33)(n= 51)(n= 42)n= 165
Age moyen ± (SD)71,5 ± 11,972,2 ± 15,172,9 ± 12,471,2 ± 14,30,9372 ± 13,2
Age >80 ansN(%)9 (23,1)12 (36,4)15 (29,4)11 (26,2)0,6447 (28,5)
Hommes N (%)23 (59)17 (51,5)26 (51)24 (57,1)0,8590 (54,5)
Score NIHSS moyen (écart)15,6 (5-23)15,6 (8 - 25)13 (3 -26)13,8 (4 -25)0,0814,4 (3 -26)
Délai moyen TIV (min) ± (SD)173,2 ± 33,2169,5 ± 44169,2 ± 46,7161,1 ± 420,63168,3 ± 41,7
Facteurs de risque, n (%)
HTA27 (69,2)19 (57,6)34 (66,7)24 (57,1)0,58104 (63)
Diabète7 (17,9)4 (12,1)10 (19,6)5 (11,9)0,6826 (15,8)
Hypercholestérolémie12 (30,8)11 (33,3)26 (51)17 (40,5)0,2166 (40)
Fibrillation auriculaire7 (18,4)10 (30,3)9 (17,6)12 (28,6)0,3738 (23,2)
Coronaropathie9 (23,1)3 (9,1)14 (27,5)7 (16,7)0,1933 (20)
Autres cardiopathies8 (20,5)7 (21,2)6 (11,8)2 (4,8)0,1123 (13,9)
AVC/AIT8 (21,1)4 (12,1)10 (19,6)4 (9,5)0,4226 (15,9)
Alcool6 (15,4)2 (6,1)3 (5,9)2 (4,8)0,2613 (7,9)
Tabac11 (28,2)8 (24,3)17 (33,3)12 (28,6)0,8348 (29,1)
Traitement en cours
Aspirine10 (25,6)14 (42,2)23 (45,1)15 (35,7)0,2662 (37,6)
AVK3 (7,7)1 (3)2 (3,9)4 (9,5)0,5710 (6,1)
Statines11 (28,2)10 (30,3)24 (47,1)14 (33,3)0,2359 (35,8)
Délai thrombolyse N (%)
- avant 3 heures24 (61,5)22 (66,7)33 (64,7)29 (69)0,85108 (65,5)
- entre 3 h et 4 h 3015 (38,5)11 (33,3)18 (35,3)10 (23,8)0,8554 (32,7)

SD: écart-type ; NIHSS: National Institute of Health Stroke Scale ; TIV: thrombolyse intra-veineuse ; HTA: hypertension artérielle ; AVC: accident vasculaire cérébral ; AIT: accident ischémique transitoire ; AVK: anti-vitamines K.


Tableau II : Critères de jugement

VariablesN (%)
NIHSS = 2 à 24 H N (%)37 (22,4)
HCS (%)16 (9,7)
mRS à 3 mois = 1 N (%)51 (31,3)
mRS à 3 mois = 2 N (%)78 (47,3)
Mortalité à 3 mois N (%)32 (19,6)

NIHSS: National Institute of Health Stroke Scale ; HCS: hémorragies cérébrales symptomatiques ; mRS: modified Rankin scale.


Tableau III : Comparaison des patients en fonction du NIHSS à 24h

Variables NIHSS 24h <= 2 NIHSS 24h > 2
n = 37 (22,4%)n = 115 (69,7%)p
Age moyen ± SD69,1 ± 15,872,3 ± 12,50,11
Hommes n (%)18 (48,6)63 (54,8)0,52
NIHSS moyen initial ± SD9,5 ± 4,715,5 ± 5,1<0,002
Délai moyen (mn) de thrombolyse165,8 ± 37167,5 ± 43,90,41
Durée moyenne séjour (J) ± SD7,4 ± 417,7 ± 16,10,001
Glycémie moyenne (mmol/l) ± SD5,9 ± 16,9 ± 2,20,004
PAS (mm Hg) ± SD148,4 ± 26153,7 ± 25,40,13
PAD (mm Hg) ± SD83,1 ± 16,482,7 ± 16,40,46
Type d’infarctus n (%)
Artère sylvienne gauche14 (38,9)58 (50,4)0,42
Artère sylvienne droite12 (33,3)39 (33,9)0,93
Artère vertébro-basilaire5 (13,9)5 (4,3)0,07
Classification TOAST
Cardioembolie17 (45,9)64 (55,7)0,66
Athérosclérose7 (18,9)21 (18,3)0,93
Lacunes1 (2,7)2 (1,7)0,76
Autres (dissection...)1 (2,7)3 (2,6)0,98
Indéterminés11 (29,7)25 (21,7)0,34

NIHSS: National Institute of Health Stroke Scale ; SD: écart-type ; J: jours ; PAS: pression artérielle systolique ; PAD: pression artérielle diastolique ; TOAST: Trial of Org 10172 in Acute Stroke Treatment.


Tableau IV : Comparaison des patients selon le mRS à 3 mois : mRS≤1 vs. > 1

Variables mRS<= 1 mRS> 1
n=51(31,3%)n=112(68,7%)p
Age moyen ± SD69 ± 1573,4 ± 12,30,025
Hommes n (%)28 (54,9)61 (54,5)0,96
NIHSS moyen initial ± SD11,2 ± 5,415,7 ± 5,2<0,005
NIHSS moyen à 24 H ± SD3,2 ± 3,213,1 ± 6,9<0,004
Délai moyen thrombolyse ± SD (mn)159,6 ± 37173,2 ± 43,10,03
Glycémie moyenne (mmol/l) ± SD5,9 ± 1,17 ± 2,2<0,0005
Durée moyenne séjour (J) ± SD7,9 ± 3,818,5 ± 17,1<0,005
PAS (mm Hg) ± SD147,9 ± 23,8153,9 ± 26,40,08
PAD (mm Hg) ± SD80,9 ± 1582,9 ± 17,20,24
Type d’infarctus n (%)
Artère sylvienne gauche20 (39,2)55 (49,1)0,24
Artère sylvienne droite18 (35,3)38 (33,9)0,86
Artère vertébro-basilaire5 (9,8)5 (4,5)0,19
Autres8 (15,7)14 (12,5)0,58
Classification TOAST
Cardio-embolie22 (43,1)64 (57,1)0,1
Athérosclérose12 (23,5)19 (17)0,32
Lacunes2 (3,9)1 (0,9)0,15
Autres (Dissection...)1 (2)3 (2,6)0,78
Indéterminés14 (27,5)25 (22,3)0,48

mRS: modified Rankin scale ; SD: écart-type ; NIHSS: National Institute of Health Stroke Scale ; PAS: pression artérielle systolique ; PAD: pression artérielle diastolique ; TOAST: Trial of Org 10172 in Acute Stroke Treatment.


Tableau V : Comparaison des patients selon le mRS à 3 mois : mRS≤2 vs. > 2

Variables mRS = 2 mRS > 2
n=78(47,3%)n=85(51,5%)p
Age moyen ± SD68,3 ± 14,175,4 ± 11,60,0002
Hommes n (%)42 (53,8)47 (55,3)0,85
NIHSS moyen initial ± SD11,5 ± 5,316,8 ± 4,7<0,0001
NIHSS moyen à 24 H ± SD4,8 ± 4,814,9 ± 6,4<0,0003
Délai moyen thrombolyse (mn) ± SD163,1 ± 39,6174,4 ± 430,04
Glycémie moyenne (mmol/l) ± SD6,2 ± 1,77,2 ± 2,20,001
Durée moyenne séjour (J) ± SD9,4 ± 6,320 ± 18,5<0,002
PAS (mm Hg) ± SD149,6 ± 23154,2 ± 27,80,13
PAD (mm Hg) ± SD82 ± 14,4 81,9 ± 18,30,38
Type d’infarctus n (%)
Artère sylvienne gauche34 (43,6)41 (52,6)0,55
Artère sylvienne droite25 (32,1)31 (36,5)0,55
Artère vertébro-basilaire7 (9)3 (3,8)0,15
Autres12 (15,4)10 (11,8)0,5
Classification TOAST
Cardio-embolie36 (46,2)50 (58,8)0,11
Athérosclérose16 (20,5)15 (17,6)0,64
Lacunes3 (3,8)00,07
Autres (Dissection...)1 (1,3)3 (3,5)0,35
Indéterminés22 (28,2)17 (20)0,22

mRS: modified Rankin scale ; SD: écart-type ; NIHSS: National Institute of Health Stroke Scale ; PAS: pression artérielle systolique ; PAD: pression artérielle diastolique ; TOAST: Trial of Org 10172 in Acute Stroke Treatment.


Tableau : VI : Evolution en fonction du délai de la thrombolyse

Délai = 3 h 3 - 4 h 30 p
Variablesn = 108 (65,5%)n = 54 (32,7%)
NIHSS moyen initial ± SD14,5 ± 5,514 ± 60,31
NIHSS = 2 à 24 H n (%)26 (25,2)11 (25)0,6
HCS n (%)8 (7,4)7 (13)0,25
mRS = 1 n (%)39 (36,8)12 (22,2)0,06
mRS = 2 n (%)57 (53,8)21 (38,9)0,07
Mortalité à 3 mois n (%)20 (18,9)11 (20,4)0,41

NIHSS: National Institute of Health Stroke Scale ; SD: écart-type ; HCS: hémorragies cérébrales symptomatiques ; mRS: modified Rankin scale.


Tableau VII : Evolution en fonction de l’âge

Age ≤ 80 ans >80 ans
Variablesn= 118 (71,5%)n= 47 (28,5%)p
NIHSS moyen initial ± SD14,2 ± 5,514,8 ± 60,47
NIHSS = 2 à 24 H n (%)28 (25)9 (20,9)0,33
Délai thrombolyse = 3 heures n (%)35 (29,7)17 (36,2)0,42
HCS (%)9 (7,6)7 (14,9)0,15
mRS = 1 n (%)41 (35,3)10 (21,3)0,08
mRS = 2 n (%)63 (54,3)15 (31,9)0,01
Mortalité à 3 mois n (%)17 (14,7)15 (32,6)0,01

NIHSS: National Institute of Health Stroke Scale ; SD: écart-type ; HCS: hémorragies cérébrales symptomatiques ; mRS: modified Rankin scale.

REFERENCES

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