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ORIGINAL PAPERS / ARTICLES ORIGINAUX
DISTRIBUTION DES AFFECTIONS NEUROLOGIQUES AU CHUD-BA DE PARAKOU AU BENIN DE 2018 À 2022
DISTRIBUTION OF NEUROLOGICAL DISEASES AT THE CHUD-BA IN PARAKOU, BENIN, FROM 2018 TO 2022
E-Mail Contact - MENDINATOU AGBETOU :
mendiagbetou@yahoo.fr
Résumé Objectif : Les affections neurologiques représentent la deuxième cause de décès dans le monde après les maladies cardiovasculaires. L’objectif de cette étude était de décrire le profil épidémiologique des affections neurologiques au CHUD-B/A de Parakou. Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive, portant sur les dossiers de tous les patients hospitalisés ou suivis en consultation dans l’unité de neurologie du CHUD B/A entre le 1er janvier 2018 et le 31 juillet 2022. Elle a porté sur 1733 dossiers de patients colligés par échantillonnage exhaustif. Résultats : L’âge moyen était de 47,04 +/- 19,49 ans avec une prédominance masculine et un sexe ratio de 1,16. Le déficit moteur hémicorporel était le motif d’admission le plus fréquent dans 66,61% des cas et la douleur rachidienne le motif de consultation le plus fréquent dans 74,18% des cas. Quant à la distribution par ordre de fréquence des affections neurologiques en hospitalisation, l’AVC reste l’affection la plus fréquente touchant 75,72% des patients et survenant surtout en saison pluvieuse. En consultation, la sciatalgie 27,42% suivie de l’épilepsie 17,80% étaient les pathologies les plus fréquentes. La mortalité hospitalière globale était de 9,20%. La durée moyenne d’hospitalisation en neurologie était de 8,49 jours [1 à 147 jours]. Les patients consultaient pour des céphalées plus en saison sèche et les patients épileptiques consultaient plus en saison pluvieuse. Conclusion : Les affections neurologiques touchent les sujets jeunes. L’AVC et les méningo-encéphalites prédominent en hospitalisation tandis que la pathologie dégénérative du rachis, les épilepsies et les neuropathies périphériques sont plus fréquentes en consultation de neurologie. Mots Clés : Affection neurologiques, CHUD-B/A, Benin, profil épidémiologique, profil saisonnier. Abstract Objective: Neurological diseases are the second leading cause of death worldwide after cardiovascular diseases. The aim of this study was to describe the epidemiological profile of neurological disorders at the CHUD-B/A in Parakou. Methods: This was a retrospective descriptive study, covering the records of all patients hospitalized or followed up in consultation in the neurology unit of CHUD B/A between January 1, 2018 and July 31, 2022. It involved 1,733 patient records collected by exhaustive sampling. Results: The mean age was 47.04 + 19.49 years, with a male predominance and a sex ratio of 1.16. Hemicorporeal motor deficit was the most frequent reason for admission in 66.61% of cases, and spinal pain the most frequent reason for consultation in 74.18% of cases. As for the frequency distribution of neurological conditions in hospital, stroke remained the most frequent condition, affecting 75.72% of patients and occurring mainly in the rainy season. In consultation, sciatica 27.42% followed by epilepsy 17.80% were the most frequent pathologies. Overall hospital mortality was 9.20%. The average length of hospital stay in neurology was 8.49 days [1 to 147 days]. Patients consulted for headaches more often in the dry season, and epileptic patients more often in the rainy season. Conclusion: Neurological diseases affect young subjects. Stroke and meningoencephalitis predominate in hospitalization, while degenerative pathology of the spine, epilepsy and peripheral neuropathy are more frequent in neurology consultations. Key words: Benin, CHUD-B/A, epidemiological profile, neurological disorders, seasonal profile. Introduction Le fardeau des maladies neurologiques est en constante hausse dans les pays en développement en raison de l’augmentation de l’espérance de vie, mais aussi de l’insuffisance de ressources humaines et d’infrastructures sanitaires adaptées [1, 20, 21]. Les affections neurologiques représentent la 1ère cause d’années de vie perdues (276 millions), la deuxième cause de décès dans le monde avec 9 millions de décès et elles sont responsables de plus de 6 % de la charge mondiale de morbidité des maladies [9]. Il est indispensable de connaître le poids de ces affections en milieu tropical. En Afrique, elles occupent près de 20 % des admissions médicales et leur distribution varie d’un pays à l’autre mais avec un poids élevé des maladies cérébrovasculaires [16, 19]. Au Nigeria 22 % de la totalité des décès sont dues aux affections neurologiques et la mortalité la plus élevée est liée à l’accident vasculaire cérébral (AVC) [19]. En Tanzanie sur une période de 2007 à 2013, les troubles neurologiques les plus fréquents en milieu hospitalier étaient les maladies cérébrovasculaires (19,9 %), la paraplégie (13,6 %) et les neuropathies périphériques (8 %) [1]. Aussi la fréquence de ces affections peut être influencée par le profil saisonnier même si cette relation reste sujet à controverse. Par exemple, les migraines, sont aggravées par la lumière de l’été et lors des périodes froides [22]; tandis que le risque d’AVC peut augmenter en fonction des variations brusques de la température [6]. La distribution des affections neurologiques varie selon que l’on soit en population générale ou en milieu hospitalier. Au Bénin, en population générale au sud du pays les affections neurologiques majeurs ont une prévalence élevée (40,5%) dont 35,6% de céphalées et 4,3% de neuropathie périphérique [11]. Tandis qu’en milieu hospitalier les affections neurologiques les plus courantes au Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou étaient les AVC (44,4%) et les méningo-encéphalites (8,6%) [10]. En population générale à Parakou au Nord du Bénin en 2014, la prévalence des affections neurologiques était de 45,4% dont 26,9% de céphalées de tension, 14,3% de migraine et 5,6% de neuropathie périphérique [2]. La distribution de ces affections en milieu hospitalier à Parakou n’est pas connue, ce qui rend moins aisé la comparaison des données entre le nord et le sud du Bénin. De même, aucune étude intra hospitalière n’a été conduite pour répondre à la question d’analyse du profil épidémiologique saisonnier des affections neurologiques. Pourtant la connaissance de ce profil saisonnier permettrait de mieux orienter les politiques en matière de prévention, d’ajuster les ressources pour le dépistage et la prise en charge de ces affections.Cette étude a donc été menée avec comme objectif de déterminer la fréquence des principales affections neurologiques au CHUD B/A de Parakou. Matériels et méthodes L’unité de neurologie du Centre Hospitalier Universitaire et Départemental du Borgou/Alibori (CHUD B/A) de Parakou au nord du Bénin a servi de cadre pour la réalisation de cette étude. Le CHUD B/A est l’unique service hospitalier de prise en charge des affections neurologiques au nord du Bénin et où servaient au moment de l’étude 3 neurologues que sont les auteurs AM, SA et AT. Le climat du Nord du Bénin est un climat tropical avec une saison sèche allant du mois de novembre au mois d’avril et une saison pluvieuse allant du mois de mai au mois d’octobre. Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive portant sur les dossiers de tous les patients hospitalisés ou suivis en consultation dans l’unité de neurologie du CHUD B/A entre le 1er janvier 2018 et le 31 juillet 2022. Etaient inclus les dossiers des patients atteints d’une des affections neurologiques classées selon les chapitres 6 (troubles mentaux, comportementaux ou neurodéveloppementaux), 7 (troubles du cycle veille-sommeil) et 8 (maladies du système nerveux) de la 11ème édition de la classification internationale des maladies (CIM-11). Les dossiers non retrouvés, incomplets, illisibles et ceux dans lesquels le diagnostic n’était pas posé (bilan non réalisé ne permettant pas de retenir un diagnostic et/ou patient perdu de vue après la première consultation avant que le diagnostic ne soit retenu) ont été exclus. L’échantillonnage était exhaustif à partir des registres d’admission en neurologie. Tous les diagnostics retenus dans cette étude ont été validés par l’un des neurologues de l’unité. Le diagnostic d’AVC était retenu sur la brutalité de survenue d’un trouble neurologique associé ou non à une imagerie cérébrale caractéristique. L’épilepsie a été retenu sur la base des critères de la Ligue Internationale Contre l’Epilepsie (LICE). Quant à la sciatalgie et la névralgie cervico-brachiale, il était question de douleur radiculaire traçant des trajets nerveux. La céphalée avait été retenue dans les cas de douleurs de l’extrémité céphalique et classifiée selon les critères de la 3ème classification internationale des céphalées (ICHD-3 beta) de 2013. Le diagnostic des neuropathies périphériques était basé sur la présence de troubles sensitifs subjectifs/objectifs associé à un trouble des réflexes ostéo-tendineux, un trouble moteur et/ou des signes à l’électroneuromyogramme. Les données socio-démographiques, cliniques et paracliniques ont été collectées du 01 mai au 31 juillet 2022 à partir d’une fiche de dépouillement préétablie et testée, puis validées. La saisie a été faite à l’aide de l’application Kobocollect, l’extraction et l’analyse des données ont été réalisées à l’aide du logiciel STATA Version 15.1. Les dossiers avec données manquantes ont été éliminés, les fréquences et moyennes ont été calculées. L’autorisation des responsables du CHUD B/A et de l’unité de neurologie a été obtenu avant le début de la collecte, l’anonymat et la confidentialité des données a été assurée. Résultats Au cours de la période d’étude, 1733 dossiers de patients ont été inclus dont 1185 en consultation soit 68,38% et 548 en hospitalisation soit 31,62%. L’âge moyen des patients était de 47,04 +/- 19,49 ans [1-97 ans] avec une prédominance masculine soit 53,78% et une sex-ratio de 1,16. Les principaux facteurs de risque vasculaire étaient l’hypertension artérielle (37,97%), la dyslipidémie (11,89%) et le diabète type 2 (10,56%). La fréquence de l’infection à VIH était de 1,23%. Le délai d’admission des patients hospitalisés était de moins de 24 heures pour 29,14% et plus de 7 jours pour 22,63% ; tandis que le délai de consultation était de plus de 30 jours après le début des symptômes chez 61,01% des patients. Les motifs d’admission en hospitalisation et en consultation les plus fréquents étaient respectivement le déficit moteur (66,61%) et la douleur rachidienne (74,18%). (Figures 1a et 1b). En hospitalisation, sur les 548 patients, l’AVC (75,72%) suivi des méningo-encéphalites (3,64%) étaient les affections neurologiques les plus fréquentes. Sur l’ensemble des 1185 patients vus en consultation, la fréquence des principales affections neurologiques était de 27,42% pour les lombosciatalgies ; 17,80% pour l’épilepsie ; 14,68% pour la névralgie cervico-brachiale et 13,16% pour les neuropathies périphériques. Ainsi, la répartition des principaux groupes d’affections qui prédominaient en hospitalisation et en consultation selon la classification CIM-11 a été rapporté dans le tableau I. Les topographies les plus fréquemment touchées par ordre de fréquence étaient l’encéphale 54,6%, les nerfs périphériques 42,29% et la moelle épinière 1,61%. Les étiologies étaient dégénératives au niveau du rachis 30,06%, vasculaire 29,20%, infectieuse 2,71%, tumorale 0,40%, iatrogène 0,17% et indéterminée 37,46%. Quant au profil saisonnier des affections neurologiques majeures que sont l’AVC, l’épilepsie et les céphalées, sur la période de 4 ans allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021, la saison pluvieuse (mois de mai à septembre) enregistrait plus d’admission de cas d’AVC 54,6%, d’épilepsie 58,24% ; tandis que 55,88% des cas de céphalées ont été admis pendant la saison sèche (mois d’octobre à avril) (figure 2). La plupart des patients après un séjour en hospitalisation d’une durée moyenne de 8,49 jours [1-147 jours], retournaient à domicile dans 70,62% de cas. Le taux de mortalité globale était de 9,2%. Discussion Le motif d’hospitalisation le plus fréquent en neurologie à Parakou est le déficit moteur comme rapporté dans d’autres pays africains [16, 19]. Au Cameroun en 2015 les auteurs rapportaient comme principale plainte neurologique les céphalées, vu que leur étude a été conduite dans le service des urgences [17]. Quant au motif de consultation prédominant dans notre série, il s’agissait des douleurs rachidiennes suivis des troubles sensitifs subjectifs. Pourtant la plupart des études africaines soulignent la fréquence des céphalées comme premier motif de consultation en neurologie [1, 21] ou les crises convulsives [5, 14]. Cette différence est probablement due à la fréquence élevée des pathologies dégénératives rachidiennes dans notre milieu d’exercice, en raison du manque d’éducation ou de sensibilisation sur l’hygiène du rachis d’une part, mais aussi de la proportion non négligeable d’agriculteurs et de travailleurs postés. En hospitalisation, la prédominance des AVC et des meningo-encéphalites observée dans cette étude est comparable aux données locales. En effet en 2013 à Cotonou les affections prédominantes dans l’unité de neurologie du CNHU-HKM étaient l’AVC 44,4% et les méningo-encéphalites 8,6% [10]. Une étude de suivi de cohorte au CHUD B/A de Parakou en 2020 avait rapporté 51,5% d’AVC [2]. De même au Ghana en 2016 comme au Nigéria en 2021, les AVC sont l’affection neurologique principale en hospitalisation [8, 20]. En Tanzanie, les AVC sont aussi les affections prédominantes mais avec une fréquence moins élevée (19,9%), suivis de la paraplégie (13,6%) et des neuropathies périphériques (8%) [12]. La prédominance des AVC en Afrique s’explique par la transition épidémiologique observée en matière de santé publique avec une prépondérance des facteurs de risque vasculaires surtout l’hypertension artérielle ; ces derniers étant souvent méconnus par les populations [4]. Les pathologies infectieuses constituées des atteintes de l’encéphale et des méninges 6,93% (méningite, encéphalite et méningo-encéphalite) et les atteintes nerveuses périphériques 2% (polyneuradiculopathie, myélite) étaient la deuxième cause d’hospitalisation en neurologie au CHUD B/A de Parakou. En Côte d’ivoire on retrouve aussi la pathologie infectieuse comme affection principale après les AVC mais avec une fréquence bien plus élevée 29,8% [7]. Cette faible fréquence des affections neurologiques d’origine infectieuse de notre étude est liée au processus de tri des urgences et s’explique par le fait que la prise en charge de ces patients est partagée entre la neurologie et le service de médecine interne qui dispose en son sein d’un médecin infectiologue. Dans notre série, en consultation les sciatalgies occupent la première place des affections neurologiques, suivi des épilepsies, des neuropathies périphériques et des céphalées. En Tanzanie certains auteurs rapportent plutôt une prédominance des convulsions fébriles [23]. Cette différence est probablement liée au fait que leur étude se déroule en milieu hospitalier rural et non spécialisé où les maladies tropicales infectieuses sont courantes. Aussi, les convulsions fébriles étant essentiellement rencontrées chez les enfants, leur fréquence est mieux évaluée dans le service de pédiatrie qui est le premier recours pour cette affection dans notre contexte d’exercice à Parakou. L’étiologie dégénérative rachidienne prédominait en consultation à Parakou liée aux facteurs de risque professionnels retrouvés dans le milieu et soulignant ainsi les efforts à faire pour la sensibilisation des populations sur l’hygiène du rachis. La prévalence du VIH dans notre série était de 1,23%. Cette séroprévalence est inférieure au 3,6% retrouvée dans la série de Cotonou [10], mais reflète la prévalence nationale de l’infection au VIH au Bénin qui était de 1,55% en 2017 [18]. En Tanzanie en 2019, près de 20,5% des patients reçus en neurologie étaient séropositifs en rapport avec la forte seroprévalence du VIH dans ce pays [16]. Le délai d’admission est de moins de 24 heures pour le tiers des patients et plus de 7 jours pour 22,63% des patients hospitalisées dans notre série. A Cotonou en 2013 le délai d’admission était en moyenne de 17 jours [10]. Une amélioration du délai de consultation est remarquée au fil des années au Bénin, en raison de l’intensification des sensibilisations sur les maladies en général à travers les mass médias et réseaux sociaux. Ceci a eu comme impact d’améliorer le recours rapide aux soins de la médecine conventionnel même si l’itinéraire thérapeutique d’un patient sur deux est toujours vers la médecine traditionnelle [3]. La distribution des affections neurologiques selon les saisons est difficilement définissable. Dans notre étude 54,6% des AVC ont été enregistrés en saison pluvieuse, saison où les températures moyennes sont plus basses. Dans le registre dijonnais des AVC, une baisse estivale de tous les sous-types d’AVC, avec une différence significative entre les saisons pour l’infarctus cérébral, l’infarctus cardioembolique et l’infarctus athérothrombotique des grosses artères, ainsi que pour le total des AVC a été rapporté [15]. Par contre en Tunisie, l’été était la saison à plus haut risque cérébrovasculaire et, les brusques changements climatiques augmentaient le risque d’AVC [6]. Au Congo les auteurs n’ont pas retrouvé un lien significatif entre les saisons classiques de Kinshasa et la morbidité des AVC [13]. Quant aux céphalées, c’est en saison sèche où la température est en hausse que la plupart des cas sont recensés à Parakou. En effet l’augmentation de 5 degrés Celsius de la température serait associée à une augmentation des visites aux urgences pour céphalée [22]. Le taux de mortalité globale (9,2%) noté dans cette étude est plus faible comparée à la mortalité rapportée à Cotonou en 2010 (11,2%) [10]. Ceci se justifie par l’amélioration globale de la prise en charge avec un affinement des outils et moyens diagnostics en neurologie, de même que l’augmentation du nombre de neurologues passé de 1 en 2010 à 3 une vingtaine d’années plus tard. Ce taux reste néanmoins élevé et est surtout attribuée aux AVC comme le confirme le rapport sur la charge mondiale des maladies neurologiques [9]. Limites Les limites de cette étude sont liées aux difficultés inhérentes au caractère rétrospectif de l’étude notamment les données manquantes, les dossiers illisibles ou non retrouvés vu la non digitalisation du système d’archivage, ceci ayant entrainé l’exclusion de nombre de dossiers. Le caractère uniquement descriptif de notre étude ne permet pas d’établir un lien significatif entre les saisons et certaines affections neurologiques. Contributions des auteurs SA et AC ont collectés les données; AM et AT ont validés les données ; KO a extrait, analysé et interprété les données ; AM, HR et MS ont rédigé et révisé le manuscrit ; AM et AT ont conceptualisés l’étude et ont validé le contenu du manuscrit pour publication. Conclusion Les affections neurologiques sont fréquentes. L’AVC demeure le premier motif d’hospitalisation dans le service de neurologie et rencontré surtout en saison pluvieuse avec pour principal facteur de risque, l’HTA. En consultation la lombosciatalgie, l’épilepsie, la névralgie cervico-brachiale et les neuropathies périphériques sont les affections neurologiques les plus fréquentes. La mortalité hospitalière globale est en baisse. Néanmoins une campagne globale de dépistage des facteurs de risque vasculaire et une amélioration du système sanitaire est indispensable pour la réduction de la fréquence de ces affections neurologiques. ![]() ![]() ![]() ![]() Références
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