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ORIGINAL PAPERS / ARTICLES ORIGINAUX
EFFET DE L’ÉLECTROSTIMLATION MUSCULAIRE SUR LA RECUPERATION POST ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL CHEZ LES PATIENTS AU CHU CAMPUS DE LOME
EFFECT OF MUSCLE ELECTROSTIMULATION ON POST-STROKE RECOVERY IN PATIENTS AT THE LOME UNIVERSITY HOSPITAL CAMPUS
E-Mail Contact - ESSOLAKINA AMAH :
essolakina456@gmail.com
Résumé Introduction : Les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) constituent l’une des causes de mortalité et d’incapacités chez les adultes dans le monde, environ 80 % des patients victimes d’un AVC souffrent de troubles moteurs avec une réduction de la force musculaire. Le présent travail a pour objectif d’évaluer l’effet de l’électrostimulation sur la récupération post AVC. Méthodologie : L’étude a eu pour cadre le service de Neurologie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lomé. Il s’est agi d’une étude transversale à visée analytique, réalisée du 16 décembre 2023 au 30 mars 2024. Résultats : Au total, vingt patients ont été soumis à un programme de trois séances d’électrostimulation de vingt-cinq minutes chaque trois jour. Nous avons utilisé l’électrostimulateur « Globus premium 400 ». Au terme de cette intervention nous avons obtenu une diminution significative des pressions systoliques finales à J5, comparées aux pressions systoliques de départ à J0 (P<0,001). Il en est de même pour la pression diastolique (P<0,001). La cinétique de la variation de la pression sanguine a également connu une diminution significative entre J0 et J5 (P<0,0001). Les valeurs de l’index de Barthel ainsi que le Rankin modifié ont connu des variations significatives entre J0 vs J5 et très significative à J0 vs J84. Conclusion : L’électrostimulation a permis d’améliorer les paramètres de la récupération fonctionnelle. L’exploration de l’incidence de la stimulation neuromusculairere sur les paramètres biologiques et biochimiques dans les études ultérieures devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents, explicatifs de la bonne récupération post AVC observée. Mots clés : AVC, CHU Campus, Electrostimulation, Récupération, Togo.
Summary Introduction: Strokes are one of the causes of mortality and disability among adults worldwide; about 80% of stroke patients suffer from motor disorders with a reduction in muscle strength. The present work aimed to evaluate the effect of electrostimulation on post-stroke recovery. Methodology: The investigation was conducted at the University Hospital Center (CHU) of Lomé’s Neurology department. It was a cross-sectional study for analytical purposes, conducted from December 16, 2023, to March 30, 2024. Results: Twenty patients were subjected to a program of three electromyostimulation sessions of twenty-five minutes each of two days. We used the electrostimulator «Globus premium 400». At the end of this intervention, we obtained a significant decrease in final systolic pressures on D5, compared to the initial systolic pressures on D0 (P<0.001). The same applies to diastolic pressure (P<0.001). The kinetics of blood pressure variation also showed a significant decrease between D0 and D5 (P<0.0001). The values of the Barthel index as well as the modified Rankin experienced significant variations between D0 vs D5 and very significant at D0 vs D84. Conclusion: Electrostimulation improved the parameters of functional recovery. The exploration of the impact of neurostimulation on biological and biochemical parameters in subsequent studies should allow for a better understanding of the underlying mechanisms, which explain the good post-stroke recovery observed. Keywords: CHU Campus, Electrostimulation, Recovery, stroke, Togo.
INTRODUCTION L’accident vasculaire cérébral (AVC)est défini comme un déficit neurologique d’installation rapide durant plus de 24h, lié à une dysfonction cérébrale focale ou globale, pouvant être mortelle, dont la cause apparente est vasculaire [14]. Les conséquences induites par les AVC sont diverses et multiples. Ils sont l’une des causes les plus fréquentes de décès et d’incapacité des adultes dans le monde [9,20]. Ainsi, environ 80 % des patients victimes d’un AVC souffrent de troubles moteurs qui entraînent généralement une réduction de la force musculaire, de la coordination motrice [7, 6, 2,12]. Sur le plan neurologique, les séquelles invalidantes conduisent à une perte de l’autonomie fonctionnelle et physique [15], dont la cause est la dénervation et l’altération de l’alimentation des tissus musculaires [3]. Sur le plan moteur, les AVC sont à l’origine de la perte des propriétés des muscles, conduisant à la perte des capacités physiques des patients ce qui réduit leur mobilité [18]. La conséquence majeure est la perturbation de l’équilibre et surtout l’incapacité à marcher sans assistance ce qui détermine une vie de dépendance, source de charge socio-économique [13]. La situation se complique avec la situation des pays en développement, marquée par l’insuffisance des structures de soins, doublée par la paupérisation des populations ; Cette situation réduit la possibilité et la facilité d’accès aux soins dans les délais raisonables. C’est dans ce contexte que cette étude se propose à travers une intervention au plus tôt de l’AVC, avec l’utilisation de l’électrostimulation pour évaluer son effet sur la récupération post AVC afin de contribuer à limiter au mieux les conséquences induites par cette pathologie. Cette intervention pourrait aider à maintenir au mieux la vie cellulaire et accélérer le processus de régénération des capacités de fonctionnement du muscle. De plus, en considérant le jeune âge des patients victimes d’AVC en Afrique en général et au Togo en particulier [4], il s’avère important de répondre à la question suivante: Quel est l’effet d’un programme d’électrostimulation musculaire sur les paramètres de la récupération post AVC en phase aiguë et subaiguë chez des patients au CHU campus de Lomé? Pour répondre à cette question, nous affirmons que l’électrostimulation musculaire améliore les paramètres de la récupération post AVC chez les patients AVC en phase aiguë et subaiguë au CHU Campus de Lomé.
Il s’est agi d’une étude transversale, expérimentale à visée analytique, réalisée du 16 décembre 2023 au 30 mars 2024. L’étude a eu pour cadre le service de neurologie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) campus de Lomé.
1.2.1- Population d’étude Notre population d’étude était constituée des patients victimes d’un AVC et hospitalisé au CHU Campus de Lomé durant la période du 16 décembre 2023 au 30 mars 2024. 1.2.2- Echantillonnage Les sujets de cette étude ont été obtenus par inclusion progressive jusqu’à l’obtention d’un effectif de vingt (20) patients qui ont suivi toutes les phases de l’expérimentation et suivant les critères ci- dessous. 1.2.2.1- Critères d’inclusion Pour faire partie de l’échantillon, les patients devaient être hospitalisés dans le service de neurologie du CHU Campus de Lomé pour un AVC confirmé par un scanner/IRM, donner leur consentement pour prendre part à cette étude, avoir un AVC ne dépassant pas soixante – douze (72) heures, être conscient, des deux sexes et âgés de 18 ans et plus. 1.2.2.2- Critères d’exclusion Dans la mise en œuvre de cette étude, ont été exclus, les patients qui, volontairement ont décidé de ne plus continuer l’étude et ceux qui ont présenté des récidives d’AVC ou présenter de contre-indication à l’application de l’électrostimulation. 1.3- Réalisation de l’expérimentation Il faut préciser avant tout que pour la mise en œuvre de cette étude, nous avons reçu l’autorisation du comité éthique du ministère de la santé, de l’hygiène public et de l’accès aux soins universels, de la direction du CHU Campus ainsi que l’accord du chef du service de neurologie. La présente étude a été réalisée suivant le plan ci-dessous (Figure 1). Dès l’inclusion (j0), la première évaluation a été faite. La mise en œuvre de l’électrostimulation a commencé juste après cette première évaluation et ce à intervalle de trois jours durant la période d’hospitalisation. Après hospitalisation, nous avons continué le suivi à domicile où ils ont continué par bénéficier du programme d’électrostimulation à raison d’une séance hebdomadaire de vingt-cinq minutes durant douze semaines. 1.3.1- Réalisation de l’électrostimulation Pour la mise en œuvre de l’électrostimulation, les figures 2 (a et b) ci-dessous, illustrent sa réalisation. Nous avons utilisé l’électrostimulateur Globus Primium 400 pour cette phase. Les électrodes de taille 40mm/20mm ont été placées sur les points moteurs des muscles vaste latéral, vaste médial, droit fémoral et du tibial antérieur pour les muscles de la face antérieure de la jambe pariétique ; du semi membraneux, du semi tendineux et du gastrocnémien pour la face postérieure. Nous avons utilisé le programme de renforcement musculaire dans la gamme des courants médicaux. Il s’agit d’un programme préconçu de vingt-cinq minutes comportant trois phases : une première phase d’échauffement de cinq minutes, la deuxième de quinze minutes pour le renforcement et enfin une troisième de cinq minutes pour le retour au calme. Nous avons réalisé trois séances à intervalle de 72 heures. 1.3.2- Évaluation des paramètres de la récupération L’évaluation des paramètres fonctionnels et cliniques a été faite au début, trois jours, cinq jours et douze semaines après le début à l’aide de l’application Medicalcul par les médecins soignants avec qui nous avons travaillé durant le séjour au service de neurologie. Au total, quatre tests ont été réalisés à l’aide de deux outils : l’index de Barthel et le score de Ranking modifié qui sont indiqués pour évaluer l’indépendance fonctionnelle des patients. 1.4- Analyse statique Les données recueillies ont été enregistrés dans le logiciel Excel. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel GRAPH-PAD. Les statistiques descriptives ont permis de calculer les moyennes plus ou moins erreur standard. Les tests statistiques Anova mesures répétées ont permis de faire la comparaison des différentes variables. Le seuil de significativité a été fixé à p<0,05. RESULTATS Caractéristiques de la population d’étude Le présent travail de recherche a concerné vingt patients qui ont suivi toutes les étapes de l’étude dont dix-sept (17) hommes soit 85% et trois (03) femmes soit 15% pour les femmes (Figure3). L’âge en moyenne est de 49 ± 6 ans avec des extrêmes de 43 à 71 ans, de taille 171± 6 cm. Pour cette étude nous avons enregistré 13 AVC Ischémiques (AVCI) soit 65% contre 7 AVCH soit 35% avec un ratio de 4 femmes versus 9 hommes pour les AVCI ce qui représente un pourcentage de 30.77% pour les femmes contre 69.23% pour les hommes. Pour les AVCH, nous avons 3 femmes contre 4 Hommes pour un pourcentage de 42.85% pour les femmes contre 57.15% pour les hommes. Evolution des paramètres cliniques des patients de l’étude Les figures 5, 6 et 7, révèlent l’évolution de la pression diastolique, systolique ainsi que la cinétique de la variation de la pression sanguine chez les patients entre le cinquième jour (J5) et le premier jour (J0). Les données ainsi obtenus indiquent que les valeurs systoliques et diastoliques au début étaient supérieures aux valeurs de référence Valeurs de référence de la pression Systolique et diastolique qui sont 120/80mmHg (figures 5, 6). Ces valeurs ont connu une baisse significative à J5, comparées aux Pressions de départ à J0. En effet, la valeur moyenne de la pression systolique qui était de 200mmHg à J0 est passée à 120mmHg à J5. Il en est de même que la valeur diastolique qui est passée de 130mmHg à 90mmHg sur la même période. La cinétique de la variation des pressions sanguines, illustrée par la figure 7, montre qu’à J2, les pressions étaient encore suffisamment proches des valeurs de départ à J0 (p > 0,05). C’est donc durant les trois derniers jours, entre J2 et J5, que les pressions sanguines ont significativement baissées (p<0,01 ; p<0,001), passant de 130mmhg à 90mmhg qui est proche de la valeur de référence comme l’indique la Figure 7. Évaluation des paramètres de la récupération Pour ce qui concerne l’évaluation des paramètres de la récupération, les figures 8 et 9 illustrent l’évolution des paramètres fonctionnels étudiés. Les résultats indiquent que tous les patients à l’admission ont des difficultés de mobilité. L’index de Barthel, avec les valeurs moyennes faibles autour de 20 ont connu une légère augmentation à J2 (P<0,05), cette évolution est passée à significative à J5 (p<0,01), et très significative à J82 avec un score de 75 (P<0,001) comparées à J0. En effet, l’index de Barthel permet de vérifier l’état de santé des patients à l’entrée. Ainsi, plus la valeur est élevée, mieux le patient se porte. Nous pouvons dire avec assurance que cette évolution du score de l’index de Barthel traduit une diminution du handicap et par conséquent augmente le niveau d’indépendance des patients. L’utilisation du score de Rankin modifié confirme les résultats obtenus par la mesure de l’index de Barthel. Ici, les variations significatives sont obtenues à J5 et J82 (P<0,001) comparées à J0 alors que pour le Rankin modifié. En effet les valeurs sont passé de 4,8 à 2,5 traduisant le passage d’un handicap sévère à un handicap modéré. Ceci nous permet de conclure que moins la valeur est élevée, mieux le sujet se porte. DISCUSSION Les résultats de la présente étude confrontés aux données de la littérature nous permettent de faire des rapprochements sur plusieurs aspects de l’étude. Concernant le sexe, les résultats sont conformes à ceux obtenus par Balogou et al. [5]. Le faible taux des femmes s’explique par deux raisons : elles ont le bénéfice de l’effet inhibiteur de l’œstrogène [19]. Cette hormone aurait en effet un rôle de protection des fonctions cardiovasculaires chez la femme. La deuxième raison est liée à leur statut de mère; de ce fait elles n’ont pas la possibilité à prendre la décision d’accepter de participer à cette étude sans l’accord du mari ou d’un autre membre de la famille. Cette situation ne permettait plus de respecter le délai d’inclusion qui est la phase aiguë ou subaiguë. L’analyse des résultats obtenus avec l’index de Barthel et le Rankin modifié illustrent l’acquisition progressive de l’autonomie des patients. Cet état s’explique à travers la réalisation de quelques gestes de la vie sans être capable de marcher dès le troisième au cinquième jour. Toutefois à la fin des douze semaines plus de 75 % des patients ont commencé par marcher avec des niveaux variés d’autonomie. Les résultats ainsi obtenus sont conformes aux conclusions de plusieurs études réalisées pour évaluer l’effet de la stimulation neuromusculaire sur les paramètres de la récupération post AVC. Ces résultats s’expliquent par l’amélioration de l’excitabilité et de la sensibilité nerveuse. D’une manière générale, la restauration de la fonctionnalité des membres par la prise en charge à travers les méthodes physiques passe par la restauration de la masse et de la force musculaire [22,16]. Ces résultats s’expliquent par l’apparition des adaptations neuromusculaires suivantes : une augmentation de l’activité des unités motrices, une meilleure synchronisation des unités motrices, conduisant à une potentialisation de l’activité réflexe. La restauration de la motricité passe par la récupération fonctionnelle qui détermine progressivement le retour à l’autonomie Au regard des conclusions des études de Ryan et al [16], Zou et al [22], il est possible d’envisager une récupération rapide lorsque la prise en charge intervient au plus tôt de la maladie. Telle a été la projection faite par Aze et al [3] suite à leur étude sur « Performance de marche de patients hémiplégiques après AVC : Déterminants, Réentrainement et Neuromodulation » afin d’aider les patients à vite récupérer de leur handicap. Dans cette même perspective, Martin et al. [11], ont démontré que de pareils programmes se révèlent bénéfiques car ils favorisent l’augmentation de la force musculaire grâce aux adaptations neuromusculaires qui s’y produisent. L’efficacité de la stimulation électrique musculaire sur les membres inférieurs des patients hémiplégiques après un accident vasculaire cérébral en phase chronique a été prouvée par Zhongqiu et al. [21]. Cette efficacité est la conséquence des changements cérébraux, fonctionnels et structurels induits par l’activité ou les stimulations répétées qui induisent des modifications au niveau synaptique et cortical connu sous le nom de neuroplasticité. Les résultats obtenus dans la présente étude sont conformes à ceux obtenus par Zhongqiu, et al. [21]. qui ont évalué l’effet de la neurostimulation sur la fonction motrice pour un programme de 6 à 12 semaines chez des patients AVC en phase chronique. Parallèlement, Andrea et al. [1], ont prouvé que la stimulation neuromusculaire restaure les fonctions sensori-motrices chez les survivants d’un accident vasculaire cérébral en phase chronique. Dans les mêmes perspectives de restauration des fonctions motrices, Lamine et al. [10], ont dans une étude sur l’évaluation du pronostic fonctionnel après un accident vasculaire cérébral au service de neurologie de l’hôpital national « Ignace Deen » de Conakry, sur 102 patients, ont obtenu une récupération fonctionnelle significativement meilleure dans les cas d’AVC hémorragique par rapport aux AVC ischémiques. Ainsi l’utilisation de la neurostimulation dans la prise en charge des patients post AVC, vient soutenir le patient en stimulant les mouvements qu’il a des difficultés à effectuer de façon autonome. Dans cette perspective, une étude a exploré cet avantage à travers la stimulation de l’abducteur de l’hallux dans une étude expérimentale contrôlée. En conclusion, Le groupe expérimental a amélioré la force musculaire significativement (p=0.002) à la suite de l’expérimentation comparativement au groupe contrôle [18]. Nous comprenons à travers ces résultats l’amélioration de l’état global de santé de ces patients qui le cas de notre étude ont été pris en phase aigüe et subaigüe contrairement à ceux des études antérieures qui ont été pris en phase chronique. D’une manière global nous pouvons conclure que l’utilisation de l’électrostimulation favorise l’activité des muscles à travers l’activation des circuits neuromoteurs ce qui facilite l’activité des synapses au niveau effecteur. CONCLUSION Les conséquences induites par les AVC sont à redouter sur tous les plans. Le présent travail de recherche nous prouve que l’utilisation de la stimulation neuromusculaire permet aux patients de récupérer assez vite ses fonctions sensori-motrices, ceci améliore son autonomie dans les gestes quotidiens. En somme, si la plupart des résultats des travaux sont réalisés sur des patients en phase chronique, nos résultats sont obtenus en phase subaiguë. Ainsi, avec de tels résultats, on peut espérer des valeurs plus significatives si la prise en charge est faite au plus tôt de l’AVC et sur une longue période de manière rationnelle. Nous envisageons à la suite de cette étude, proceder à l’évaluation des paramètres biologiques et biochimiques afín de conforter les résultats de l’évaluation fonctionnelle. REMERCIEMENTS Nous tennons à exprimer nos remerciements à tous les patients qui ont consentís à participer à la presente étude, au chef du service de neurologie du CHU Campus ainsi que son personnel pour les facilités qu’ils nous ont apporté. Nous n’oublions pas le laboratoire de biologie animale le la faculté des sciences de l’Université de Lomé pour son appui et accompagnement. CONFLIT D’INTÉRÊT Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt associé à cette publication. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() RÉFERENCES
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